Lexique

Albédo :

Pourcentage de lumière que reflète un corps appartenant au système solaire. Par exemple : la Terre réfléchit 34% de la lumière reçue du Soleil, son albédo est donc 0,34 ou 34 %.

Alphabet grec :

L’astronome allemand Bayer a introduit, en 1603, l’usage des lettres de l’alphabet grec pour désigner les principales étoiles des constellations. Les étoiles sont nommées, en principe dans l’ordre de leur luminosité apparente, en utilisant les lettres minuscules et en les faisant suivre du génitif du nom latin de la constellation.
Par exemple, l’étoile Bételgeuse de la constellation d’Orion est aussi nommée orionis.
Cette méthode est toujours d’usage courant. Lorsque toutes les lettres de l’alphabet grec sont utilisées, on continue avec celles de l’alphabet latin puis simplement avec des numéros.

Lettres minuscules de l’alphabet grec
alpha epsilon iota nu rhô phi
bêta dzéta kappa ksi sigma khi
gamma êta lambda omicron tau psi
delta thêta mu pi upsilon oméga

Année de lumière (année-lumière) ou al :

Distance parcourue par la lumière en une année dans le vide. Soit environ 9,4607 x 1012 km ou un peu plus de 9 mille milliards de km. Voir aussi : vitesse de la lumière.

Aphélie :

Distance maximale entre une planète (ou une comète) et le Soleil. Pour la Terre, ce point est atteint vers le 1er juillet.

Apoastre :

Distance maximale entre deux corps célestes (ou astres) en orbite l’un autour de l’autre. Lorsque l’un des astres est la Terre, on parle alors d’Apogée de l’autre corps. Dans le cas où l’un des astres est le Soleil, on parle alors d’Aphélie de l’autre corps en orbite autour de lui. Ce terme est plus souvent utilisé pour caractériser les orbites des étoiles doubles.

Apogée :

Point de l’orbite d’un satellite naturel ou artificiel le plus éloigné de la Terre (distance maximale).

Aurore polaire :

Émission de lumière provoquée par l’ionisation des gaz de la haute atmosphère terrestre (entre 100 et 1 000 km) par des particules énergétiques en provenance du Soleil (ou vent solaire). Celles-ci, guidées par le champ magnétique de la Terre, pénètrent la haute atmosphère surtout au niveau des pôles. L’aurore est dite boréale lorsqu’elle est vue dans l’hémisphère Nord au voisinage du cercle arctique et australe pour l’hémisphère Sud au voisinage du cercle antarctique. Lors des périodes de forte activité du Soleil, il est possible de voir des aurores même sous nos latitudes en France.

Crépuscule :

Période qui précède le lever du Soleil ou qui suit le coucher du Soleil et où la nuit n’est pas totale. Il est déterminé par la hauteur angulaire que fait le Soleil sous l’horizon : de 0° à 6° c’est le crépuscule civil, de 6° à 12° le crépuscule nautique, et de 12° à 18° le crépuscule astronomique.

Conjonction héliocentrique :

– Conjonction inférieure : une planète se trouve alignée entre la Terre et le Soleil. Ce qui ne peut se produire que pour les planètes dites « inférieures », c’est à dire Mercure ou Vénus. C’est un événement rare, difficile à observer car la planète passe devant le Soleil, on parle aussi de « transit ». Rendez-vous le 7 mai 2003 pour le prochain transit de Mercure et le 8 juin 2004 pour Vénus.

– Conjonction supérieure : le Soleil se situe exactement entre la Terre et la planète observée (c’est à dire que la planète est « derrière » le Soleil pour un observateur terrestre). Impossible donc à observer depuis la Terre, sauf légèrement avant ou après le phénomène.

Conjonction géocentrique :

C’est l’alignement apparent de deux ou plusieurs astres (Planètes, Lune, astéroïdes, etc.) vu du centre de la Terre. Les objets ont pratiquement tous la même ascension droite, mais peuvent différer en déclinaison. C’est l’occasion de beaux spectacles célestes accessibles à tous. La conjonction est dite topocentrique lors de l’exactitude du phénomène, cet instant peut ne pas correspondre avec celui que notera l’observateur terrestre car, bien sûr, celui-ci n’est pas au centre de la Terre !…

Constellation :

Groupement arbitraire d’étoiles dessinant des figures aisement reconnaissables dans le ciel pour un observateur terrestre. Elles ont toutes reçu un nom en rapport avec la mythologie, le règne animale ou les objets courants. Au IIe siècle, l’astronome Ptolémée avait déjà catalogué 48 constellations de l’hémisphère boréal mais il faudra attendre le XVIIe et le XVIIIe siècle pour l’hémisphère australe. Du fait de la multitude de désignations plus ou moins précises et redondantes, une réglementation universelle devenait nécessaire. C’est ainsi qu’officiellement depuis 1992, l’astronomie reconnait et délimite précisément 88 constellations dans le ciel dont 13 constituent le Zodiaque.

Ce terme est aussi utilisé pour désigner un ensemble de satellites dévolus à une même mission, par exemple : La constellation GPS pour le repèrage géographique terrestre, la constellation Iridium pour la téléphonie à l’échelle planétaire, la constellation Astra pour la télédiffusion européenne, etc.

Dobson :

John Lowry Dobson (né en Chine en 1915) réside aux États-Unis depuis 1927. Il construisit son premier télescope en 1956 et contribua à vulgariser la fabrication et l’usage des télescopes de gros diamètre auprès des amateurs. Il est l’inventeur de plusieurs concepts fondamentaux utilisés dans la réalisation des télescopes qui portent désormais son nom (« Dob » ou « Dobsonian » dans la littérature d’outre atlantique).
Le télescope « Dobson » est basiquement un télescope de type « Newton » sur une monture altazimutale robuste, économique et facile à réaliser. Il est plutôt dévolu à l’observation du ciel profond grâce à des diamètres du miroir principal compris entre 250 mm et 1 m (10″ à 40″) avec un rapport F/D de 3,5 à 6 environ. Sans système de poursuite automatique, il est préférable d’utiliser des oculaires à grand champ (82° pour les Nagler par exemple) afin de réduire la fréquence des rattrapages manuels. L’astrophotographie classique ou même CCD est néanmoins rendue possible en posant le « Dobson » sur une table équatoriale motorisée (monture « Poncet » ou similaire).

Éclipse :

Phénomène provoquée par l’interposition d’un objet céleste entre la source de lumière et un autre objet céleste provoquant sa disparition temporaire pour un observateur donné. L’éclipse peut être totale ou annulaire en fonction du diamètre apparent des astres et de leurs trajectoires. Elle peut être partielle en fonction de la position de l’observateur.

– Éclipse de Lunela Lune passe dans le cône d’ombre de la Terre éclairé par le Soleil. La Lune prend une teinte rougeâtre provoquée par la réfraction de la lumière solaire dans l’atmosphère terrestre. Prochaine éclipse totale de Lune visible en France : le 3 mars 2007 (maximum à 23h20 TU)

– Éclipse du Soleil : la Lune passe entre la Terre et le Soleil et projette son cône d’ombre sur la surface terrestre. Du fait que la Lune est 400 fois plus petite que le Soleil mais aussi 400 fois plus proche, les diamètres apparents des deux objets sont pratiquement identiques pour un observateur terrestre. Si la Lune est assez proche de la Terre, l’éclipse sera totale (par exemple celle du 11 août 1999 en Europe). Mais si la Lune est plus éloignée, le disque lunaire ne masque pas complètement le disque solaire : l’éclipse est annulaire (par exemple celle du 21 juin 2001 à Madagascar). L’éclipse est partielle si l’observateur n’est pas situé dans la zone d’ombre proche de l’axe du phénomène.

Écliptique :

C’est le plan qui contient l’orbite de la Terre autour du Soleil. C’est aussi le nom du cercle résultant de l’intersection de ce plan avec la sphère céleste.

Élongation :

C’est l’écart angulaire que présente une planète (ou un autre objet) avec le Soleil par rapport à un observateur terrestre. Varie de 0° à 180° pour les planètes supérieures. Pour les planètes inférieures, l’élongation passe par une valeur maximale (environ 27° pour Mercure et 47° pour Vénus)

Équinoxe :

Points de la trajectoire apparente du Soleil sur l’écliptique où celui-ci traverse le plan de l’équateur céleste. Ces points correspondent à une durée égale du jour et de la nuit pour toutes les latitudes de la Terre. Ils marquent le début des saisons de printemps et d’automne.
L’équinoxe de printemps a lieu le 20 ou 21 mars et l’équinoxe d’automne a lieu le 21 ou 22 septembre. Le Soleil est alors au Zénith pour un observateur situé sur l’équateur terrestre.
Les plans de l’écliptique et de l’équateur céleste se coupent selon une droite gg‘, le point g, correspondant à l’équinoxe de printemps, est aussi nommé « point vernal« . Il constitue le point de référence du système de coordonnées équatoriales et la valeur 0 pour la coordonnée « ascension droite« .

Lunar Distance (LD) ou « distance lunaire » :

Unité de distance parfois utilisée pour exprimer des grandeurs par comparaison avec la distance moyenne de la Terre à la Lune. Elle trouve son utilité lors des calculs de rapprochement d’astéroïde au voisinage de la Terre et permet de mieux apprécier le degré de dangerosité de ces rencontres avec notre planète. Cette valeur est prise égale à 384 401 km soit environ 0,00257 UA.
Voir par exemple le site de la NASA concernant ces rencontres rapprochées.

Opposition :

La Terre se trouve entre le Soleil et la planète observée (ce qui, bien sûr, ne peut pas se produire pour Mercure et Vénus). C’est aussi l’instant où cette planète est à la plus faible distance de la Terre.

Parsec (pc) :

Unité de distance astronomique qui correspond à la distance nécessaire pour que le rayon moyen de l’orbite terrestre soit vu sous un angle de 1″, soit 3,261 633 années-lumière ou 206 264,8 UA ou 3,085 677 x1013 km.

Périastre :

Distance minimale entre deux corps célestes (ou astres) en orbite l’un autour de l’autre. Lorsque l’un des astres est la Terre, on parle alors de Périgée de l’autre corps. Dans le cas où l’un des astres est le Soleil, on parle alors de Périhélie de l’autre corps en orbite autour de lui. Voir aussi son contraire : Apoastre.

Périgée :

Point de l’orbite d’un satellite naturel (la Lune) ou artificiel le plus proche de la Terre.

Périhélie :

Distance minimale entre une planète (ou une comète) et le Soleil. Pour la Terre, ce point est atteint vers le 1er janvier.

Planète :

« Astre vagabond » selon les anciens, la définition du mot « planète » a été revue et corrigée récemment par l’Union Astronomique Internationale (UAI) lors de sa XXVIème assemblée générale à Prague du 14 au 25 août 2006. En effet, depuis 1992, de nombreux corps ont été découverts au-delà de l’orbite de Neptune, dans la ceinture de Kuiper (dont 2003-UB313 plus grosse que Pluton), ce qui aurait porté à douze le nombre de planètes connues de notre système solaire.

D’après l’UAI, une planète est donc un astre céleste qui :
1 – est en orbite autour du Soleil,
2 – a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique,
3 – a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche.

Selon cette définition, notre système solaire comporte dorénavant plus que huit planètes : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Pluton rentre maintenant dans la catégorie des « planètes naines ».

Planète naine :

Depuis 1992, la découverte de nombreux corps au-delà de l’orbite de Neptune a obligé l’UAI à revoir la définition du mot « Planète » . Les astres comme Pluton et certains autres objets de la ceinture de Kuiper répondant à la définition ci-dessous deviennent des « planètes naines».

D’après l’UAI, une planète naine est donc un astre céleste qui :
1 – est en orbite autour du Soleil,
2 – a une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique,
3 – n’a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche.
4 – n’est pas un satellite.

Radiant :

Point de la sphère céleste d’où semblent provenir tous les météores d’un essaim. Généralement, ce point se trouvant dans une constellation, l’essaim prend alors son nom. Voir par exemple, les Perséides, essaim dont le radiant est situé dans la constellation de Persée.

Rapprochement :

C’est le regroupement apparent de deux ou plusieurs objets célestes vu par un observateur terrestre. Cela peut éventuellement donner lieu à une Conjonction géocentrique.

Solstice

Points de la trajectoire apparente du Soleil sur l’écliptique où celui-ci atteint sa plus forte déclinaison de 23° 26′ par rapport au plan de l’équateur céleste. Ces points correspondent à une durée minimale ou maximale du jour et marquent le début des saisons d’hiver et d’été.
Pour l’hémisphère nord, le solstice d’été a lieu le 21 ou 22 juin (jour le plus long de l’année), le solstice d’hiver a lieu le 21 ou 22 décembre (nuit la plus longue de l’année).
Le Soleil est alors au Zénith du tropique du Cancer au solstice d’été et au zénith du tropique du Capricorne au solstice d’hiver pour l’hémisphère nord.
Dans l’hémisphère sud, la situation est inversée.

Unité astronomique (U.A.)

Unité utilisée pour mesurer les distances dans le système solaire et qui est égal au rayon moyen de l’orbite terrestre, soit 149 597 870,691 km. Lorsque la Terre est à exactement 1 UA du Soleil, sa lumière met un peu plus de 8 minutes pour nous parvenir (8 min 19 s).

Vitesse de la lumière (c)

Constante caractérisant la vitesse de la lumière dans le vide : c = 299 792 458 m/s
(Plus couramment, on retient la vitesse approximative de 300 000 km/s)

Zénith

Point de la sphère céleste situé à la verticale de l’observateur terrestre.

Zodiaque

Portion de la sphère céleste située à environ 8° de part et d’autre de l’Écliptique. C’est dans cet espace que l’on observe les planètes (sauf Pluton), le Soleil et la Lune. Leurs trajectoires apparentes traversent 13 constellations dites « du zodiaque » qui portent les noms de : Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Ophiucus (ou Serpentaire), Sagittaire, Capricorne, Verseau et Poissons.

Historiquement, il y a environ 2000 ans, le zodiaque a été divisé en douze « signes », espacés de 30° en longitude, qui portaient les noms des constellations traversées par le Soleil à ce moment. La constellation d’Ophiucus (le Serpentaire) n’en faisait pas partie en tant que « signe » du zodiaque. En raison du phénomène de précession des équinoxes, le point vernal s’est déplacé (équinoxe de printemps) et, de nos jours, il se situe dans la constellation des Poissons au lieu du début de la constellation du Bélier il y a 2000 ans. L’astrologie utilise toujours cette ancienne référence qui n’a malheureusement plus aucun lien avec la réalité naturelle du mouvement des astres.